La France va dans droit dans le mur et l’Europe, emmenée par le tourbillon, risque bien de suivre. Comme le disait si bien Max Gallo dans un récent interview : “La malédiction française, c’est le refus de comprendre la nécessité vitale de s’adapter. Tout au long des crises historiques, la France a, à chaque fois, rué devant l’obstacle. Elle n’a pas été capable de le franchir. Elle préfère toujours renverser son cavalier”. Ce changement cosmétique de capitaine n’apportera, dans ce contexte, rien de bien positif au titanic hexagonal qui s’approche dangereusement de l’iceberg.
Les candidats du second tour font croire qu’une France aux prises avec une dette publique et des déficits budgétaires insoutenables peut maintenir tranquillement un Etat providence et des rigidités dans le marché du travail et dans l’imposition fiscale quasi confiscatoire qui font office de véritable boulets, de découragements à toute initiative, à toute volonté d’entreprendre.
Selon eux, les maux de leur pays sembleraient venir définitivement et exclusivement de l’extérieur : la mondialisation, le monde de la finance, l’immigration, l’Allemagne, la Grèce rejointe aujourd’hui par l’Espagne. Mais en tout cas pas, au grand jamais, à leur sacro-saint modèle social ou à la législation du travail…. On se réjouit de voir la suite.

